Appel à communication

 Le bien-être des enfants et des jeunes en contexte de pandémie

Journées scientifiques
2 et 3 juin 2022
Nantes Université et Le Mans Université
Centre de recherches en éducation de Nantes, EA2661
 
 
Appel à communication

Le colloque prend appui sur les travaux développés depuis plusieurs années par une équipe pluridisciplinaire du Centre de recherche en éducation de Nantes (EA2661) sur la qualité de vie et le bien-être subjectif. Il sera l’occasion, d’une part, de poursuivre les débats à propos des facteurs du bien-être des enfants et des adolescents dans différents contextes de vie (école, famille, pairs, loisirs, etc.), avec un focus sur les effets de la pandémie de COVID-19, et, d’autre part, d’interroger les méthodes de recherche utilisées pour rendre compte du bien-être subjectif à partir des propos oraux ou écrits des enfants et des adolescents notamment. Par ailleurs, il sera l’occasion de discuter des définitions du bien-être subjectif.

Ce colloque fait suite à trois colloques internationaux : deux organisés à Nantes sur les thèmes de la qualité de vie et du bien-être : « La qualité de vie à l’école » (en partenariat avec le Conseil national d’évaluation du système scolaire, Cnesco (2017) ; « Le monde des enfants et leur bien-être » (en partenariat avec le consortium de Children’s World Survey (2019) ; un colloque organisé en 2017 au Mans : « Eduquer à l’empathie : où en sommes-nous ? ». Comme les trois précédents, il vise à associer chercheurs, doctorants et acteurs de l’éducation. Il est construit à partir des recherches de l’équipe du CREN réalisées ou en cours depuis le début de la pandémie et des travaux développés dans le cadre du programme régional Enjeux.

Le colloque se tiendra sur deux jours : une journée d’ateliers simultanés sur le campus universitaire de Nantes le 2 juin 2022 ; une journée de communications dans le cadre des Journées scientifiques de l’Université de Nantes le 3 juin à la Cité des congrès de Nantes.

 

Depuis la convention internationale des droits des enfants (1989), les enfants sont davantage reconnus en tant qu’acteurs sociaux et leur point de vue sur leurs expériences de vie est devenu une source d’information essentielle sur leur bien-être, en complément de méthodes traditionnelles d’étude fondées sur des indicateurs objectifs (bilan de santé, examen psychologique, etc.) et sur l’avis des adultes. Comme l’affirme le Défenseur des droits dans son rapport annuel sur les droits de l’enfants en 2020, « prendre en compte la parole de l’enfant est un droit pour l’enfant, un devoir pour l’adulte ». Diverses mesures du bien-être subjectif ont été validées dans différents pays et ont permis d’étudier les variations du bien-être selon certaines caractéristiques sociodémographiques des enfants (âge, sexe, par exemple) et leurs contextes habituels de vie (famille, école, foyer, etc.), sans toujours pouvoir expliquer les différences observées.
 
La période de pandémie est venue bouleverser bien des aspects de la vie des enfants : risques pour la santé et précautions sanitaires pour limiter les contaminations, (semi-)confinements, modifications dans l’organisation de la vie familiale, fracture numérique selon l’accès à un matériel numérique dans le cadre de la continuité pédagogique, limitation du brassage des élèves entravant les temps d’inclusion des élèves avec des besoins éducatifs particuliers, fermeture des écoles et transformation des modalités d’enseignement et d’apprentissage, privation de relations sociales directes, nouveau rapport aux écrans, etc. Les effets sur le bien-être des enfants et des jeunes ne sont que partiellement connus alors que la pandémie n’est pas terminée.
 
L’étude du bien-être des enfants et des adolescents dans leurs différents conditions de vie vise donc à mieux comprendre comment dans un contexte donné (l’école, la famille, les structures d’accueil, les loisirs, etc.) en situation de pandémie notamment, les interactions de l’enfant avec les acteurs de l’environnement contribuent à la construction d’une expérience personnelle positive et plus largement au développement de son potentiel cognitif, conatif, social et affectif. Ces travaux sont donc susceptibles de fournir aux décideurs politiques et aux professionnels des pistes d’action favorisant le bien-être et le développement des enfants et de contribuer ainsi au progrès sociétal du 21ème siècle.
 
Organisées par le Centre de recherche en éducation, Nantes Université et Le Mans Université (CREN, EA2661), ces journées scientifiques pluridisciplinaires (sciences de l’éducation, psychologie, sociologie, économie, études politiques, santé, etc.) prolongent les colloques précédents (2017 et 2019) et s’adressent aux chercheurs et aux différents acteurs dans les domaines de l'enfance et de l'éducation au sens large.
 
Les contributions sont attendues notamment pour identifier les effets déjà repérés, évalués, de ces évènements selon 5 axes :
 
Axe 1 : Développement cognitif, conatif, émotionnel, social, etc.
 
En quoi les dimensions cognitives, conatives, émotionnelles, sociales sont-elles liées aux caractéristiques sociodémographiques (âge, genre, milieu socio-économique, mode de vie familial, etc.) et aux contextes de vie des enfants et des jeunes ?
 
Axe 2 : Développement de l’altérité
 
Comment initier des liens aux autres (enfants, adultes) et à l’environnement pour favoriser le bien-être subjectif ?
 
Axe 3 : Apprendre, oui mais comment ?
 
Entrent dans cet axe tous les travaux rendant compte des manières d’apprendre à l’école et dans la famille, dans un environnement virtuel ou non ou bien encore dans le cadre des loisirs.
 
Axe 4 : Comment les enfants voient l’avenir ?
 
Il s’agit ici d’interroger les représentations des enfants et des adolescents quant à leurs manières d’envisager d’avenir. Sont-ils sereins ? Sont-ils confiants à l’égard de l’école, de leur devenir scolaire, en matière de perspectives professionnelles ou bien encore en ce qui concerne leur devenir d’adulte ?
 
Axe 5 : Quand les adultes se soucient des enfants et des adolescents.
 
Entrent dans cet axe toutes les actions – et leurs effets -, mises en place par les adultes, notamment en milieu éducatif, pour accompagner au mieux les enfants et les jeunes au cours de cette période et améliorer leur qualité de vie ?
 
Les contributions peuvent prendre plusieurs formes : communications scientifiques orales ou sous forme de posters ; témoignages et comptes-rendus d’expériences, sous forme orale, posters, capsules vidéos. Des ateliers de discussions thématiques permettront aux participants d’échanger sur leurs expériences et de maintenir des liens au-delà du colloque, notamment par la mise en place d’un espace collaboratif de type Slack/Mattermost.
 
Un atelier participatif sera proposé aux enseignants et professionnels d’éducation du 1er et du 2nd degré pour examiner et discuter le point de vue des enfants et des jeunes sur leur bien-être subjectif en période de pandémie, à partir des premiers résultats d’une enquête en milieu scolaire réalisée par l’équipe du CREN.
 
 
Procédure de dépôt de contributions sur le site du colloque : https://bepandemie.sciencesconf.org
 
Communications scientifiques orales :
 
Les propositions seront à rédiger en français ou en anglais. Elles comprendront un titre et un résumé de 2000 à 3000 signes (soit 500 mots maximum), bibliographie comprise, accompagnées du/des nom(s), prénom(s), affiliation(s) scientifique(s) et institutionnelle(s) du ou des auteur(s) ainsi que du titre de la communication.
 
Posters Scientifiques :
 
Les propositions de participation seront à rédiger en français ou en anglais. Elles comprendront un titre et un résumé de 1000 à 1500 signes (soit 250 mots maximum), accompagnées du/des nom(s), prénom(s), affiliation(s) scientifique(s) et institutionnelle(s) du ou des auteur(s) ainsi que du titre du poster.
 
Capsules vidéo :
 
Le résumé des propositions décrivant la démarche est à envoyer par mail (1000 à 1500 signes - soit 250 mots).
 
Témoignages de professionnels :
 
Le résumé des témoignages est à envoyer par mail (1000 à 1500 signes - soit 250 mots).
 
Contribution à un atelier participatif (2 juin 2022)
 
Indiquer son intérêt pour y contribuer, en mentionnant son statut professionnel, niveau d’enseignement, discipline(s) enseignée(s), strate d’établissement (public, privé, Rep, enseignement spécialisé, etc.)
 
 
Le dépôt des propositions sur le site du colloque est possible du 15 février au 15 mai 2022.

La décision du comité scientifique sera transmise aux auteurs des propositions à partir du 30 avril 2022

 

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